Broukar

Syrie

Biographie

Broukar s’est formé en 2007 à la capitale Damascus.  Tous les musiciens ont été formés dans les meilleures écoles de Syrie, dont le fameux Institut Supérieur de Musique de Damas. Composé de 7 artistes sur scène, 5 musiciens et deux derviches tourneur prêt à vous tournebouler les sens avec une musique lancinante d’inspiration soufie quasi divine, relecture enthousiaste et hautement spirituelle des traditions des chants classiques arabes, sacrés ou profanes. Il y a surtout les rituels hypnotiques et la danse sacrée de son derviche menant à l’extase, ce dernier tournant lentement sur lui-même, puis de plus en plus vite jusqu’à la transe finale. Magique.

En tournée: 8 personnes: 5 musiciens dont Oud_Kanun_Naï_Percussions Arabes_chanteur_deux derviches danseurs + 1 tour manager.

Vidéos

BROUKAR, Sweden 2017 tfYmNAHmZhE
BROUKAR, Sweden 2017 tfYmNAHmZhE
BROUKAR, Sfinks Festival Belgium 2014 Vb45edQ-k8g
BROUKAR, Paléo Nyon Festival Switzerland 2012 TMTP2LE7MRs

Discographie

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_No category_

Broukar
Recorded Live in Bremen, Germany
2017

Yosuke Yamashita Trio

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Projets solo

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Collaboration

Village du Monde
Paleo Festival Nyon
2012

C. Santana

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Extraits musicaux

Photos

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http://www.artways.com/wp-content/uploads/2012/10/230617_cajacanarias_broukar_03-890x593.jpg Alex Rosa/Fundacion CajaCanarias
http://www.artways.com/wp-content/uploads/2012/10/230617_cajacanarias_broukar_01-890x593.jpg Alex Rosa/Fundacion CajaCanarias
http://www.artways.com/wp-content/uploads/2012/10/broukar_me12_claudedussex_001.jpg Lionel Flusin
http://www.artways.com/wp-content/uploads/2012/10/230617_cajacanarias_broukar_02-890x593.jpg Alex Rosa/Fundacion CajaCanarias
http://www.artways.com/wp-content/uploads/2012/10/broukar_me12_claudedussex_004.jpg Lionel Flusin
http://www.artways.com/wp-content/uploads/2012/10/230617_cajacanarias_broukar_04-890x593.jpg Alex Rosa/Fundacion CajaCanarias
http://www.artways.com/wp-content/uploads/2012/10/230617_cajacanarias_broukar_05-890x593.jpg Alex Rosa/Fundacion CajaCanarias
http://www.artways.com/wp-content/uploads/2012/10/230617_cajacanarias_broukar_06-890x593.jpg Alex Rosa/Fundacion CajaCanarias
http://www.artways.com/wp-content/uploads/2012/10/230617_cajacanarias_broukar_07-890x593.jpg Alex Rosa/Fundacion CajaCanarias
http://www.artways.com/wp-content/uploads/2012/10/fullsizeoutput_7a1f-890x522.jpeg Artways Productions
http://www.artways.com/wp-content/uploads/2012/10/fullsizeoutput_7a06-890x608.jpeg Artways Productions
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Press


  • Le Tabou Politique _ Le Temps, 2012
    On ne parle pas de politique. C’est le mot d’ordre, parfois tacite, le plus souvent exprimé dans un murmure, de ce Village du monde moyen-oriental. Mardi, Omar Souleyman voilait ses doutes derrière d’éternelles lunettes opaques

    On ne parle pas de politique. C’est le mot d’ordre, parfois tacite, le plus souvent exprimé dans un murmure, de ce Village du monde moyen-oriental. Mardi, Omar Souleyman voilait ses doutes derrière d’éternelles lunettes opaques. Il bougeait si peu, dans les travées de Paléo, qu’il donnait l’impression d’un aveugle emmuré au pays des bruits. Il esquivait l’inévitable. Parler d’un pays, le sien, dont l’actualité regorge et dont la tragédie ne cesse de déborder de ses propres frontières. Omar Souleyman, à force d’animer des mariages, de chanter parfois le nom de présidents syriens, a appris son discours. Celui de la musique indemne du monde qui l’entoure.

    Tawfik Mirkhan, 28 ans, est d’une autre génération. Syrien, lui aussi, mais qui pratique dans le même geste une musique d’un classicisme imperturbable et les pistes de danse du monde arabe où il vit sa jeunesse de prodige. Il y a huit mois, il a choisi Doha, au Qatar. Il était si doué sur son instrument – le qanun aux mille cordes sympathiques – que l’Emirat l’a transféré comme on s’adjuge les jambes d’un footballeur. Tawfik enseigne au chaud pendant que son pays parvient à un point d’ébullition sans précédent. Il a été surpris, dans l’avion qui le menait en Suisse, d’apercevoir sur toutes les unes de tous les journaux des images des siens qui sombraient.

    Tawfik joue une musique vieille de plusieurs siècles. Avec son groupe Broukar, il articule des modes que les palais de Bagdad, ceux du Caire ou même de Casablanca façonnent en leur conférant un accent particulier. Il a intégré dans son orchestre un danseur derviche, dont la robe anthracite tournoie dans le vent. Il valse dans le sens de la terre. Pointe une main au ciel, l’autre vers le sol, pour relier Dieu à ses créatures. Comme si la mystique soufie, cet ermitage de la conscience, ramenait aux véritables enjeux. Ceux que les contingences n’affectent pas.

    Alors, quand on rencontre Tawfik avant son concert, on se dit déjà que l’époque où plonge son savoir ne le porte pas, lui non plus, vers le commentaire des combats en cours. Il cherche ses mots. «On ne parle pas de politique.» Le contraire aurait surpris. «Et pourtant, les artistes devraient être le reflet de leur époque.

    Quand nous jouons de la musique traditionnelle, que nous puisons dans un héritage si profond, nous sommes tristes que les seules images diffusées aujourd’hui de la Syrie soient celles d’une guerre. La Syrie n’est pas qu’une photographie de cadavre dans les actualités.»

    Ce n’est pas une analyse géopolitique, certes. Mais la musique sert aussi à cela. Mettre de la distance là où il n’y a que de l’urgence.

    Le Temps
    Arnaud Robert

    Jeudi 19 juillet 2012

    PALEO FESTIVAL SUISSE